Le 30 avril, les actions structurantes de la formation ISblue, SEAnergy et Blue Training Horizons, ont organisé une journée consacrée aux pratiques pédagogiques et aux enjeux socio-environnementaux.
Enseignant·es-chercheur·ses, ingénieur·es pédagogiques et professionnel·les, et étudiant·es, ont participé à différents ateliers pour expérimenter de nouvelles approches, partager leurs expériences et réfléchir collectivement aux conditions qui favorisent les apprentissages.
L’un des enseignements de la journée a été l’importance de prendre le temps de se placer du point de vue des étudiant·es. En expérimentant eux-mêmes différentes situations pédagogiques, les participant·es ont pu mieux mesurer les difficultés que peuvent entraîner des consignes peu claires, un manque de cadrage ou une situation trop incertaine. Une expérience qui peut parfois conduire à un constat très simple :
« En me mettant à la place de l’étudiant·e, je ne comprenais pas ce qu’on me demandait de faire. Cela m’a permis de mieux comprendre leurs difficultés. »
Un·e participant·e lors de l’expérimentation d’une modalité pédagogique à la place de l’étudiant·e.
Ces mises en situation ont ainsi permis de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les étudiant·es et de questionner les pratiques pédagogiques à partir de leur expérience.
Les retours recueillis après la journée montrent également que la manière dont une activité est préparée et accompagnée joue un rôle important.
Des objectifs clairement définis, des consignes précises, une progression adaptée et suffisamment de temps sont autant de facteurs qui peuvent favoriser l’engagement et les apprentissages. Cette réflexion invite également à faire évoluer le rôle de l’enseignant·e : au-delà de la transmission de connaissances, il s’agit aussi de créer les conditions permettant aux étudiant·es d’apprendre, d’expérimenter et de développer leurs compétences.


Les ateliers ont également permis de réfléchir aux compétences développées par différentes modalités pédagogiques : collaboration, écoute, observation, argumentation ou encore analyse de situations complexes.
« C’est une compétence qui demande de la disponibilité (psychologique) et de l’écoute. C’est une passion d’approfondir le désaccord fertile… ça s’apprend. »
Un·e participant·e en parlant de l’argumentation en amphi.
Sur le terrain, l’importance de l’observation a également été soulignée :
« On le fait de moins en moins or c’est essentiel pour analyser »
Un·e participant·e en parlant de l’observation sur le terrain.
Enfin, la journée a ouvert une réflexion sur la manière d’aborder les enjeux socio-environnementaux dans les formations. Face à des sujets qui peuvent mobiliser des valeurs et des points de vue différents, les participant·es ont souligné l’importance d’expliciter les biais et les différentes perspectives plutôt que de chercher une neutralité impossible.
Cette journée aura ainsi permis de croiser les expériences, de prendre du recul sur les pratiques pédagogiques et de faire émerger des pistes concrètes pour les faire évoluer.