Dans ses recherches, Nicolas Djeghri s’intéresse aux transformations des communautés de plancton marin liées aux changements climatiques, qu’il s’agisse de leur composition taxonomique ou fonctionnelle (traits), ainsi que de leurs dynamiques récurrentes, notamment la saisonnalité.
Grâce à son contrat postdoctoral de deux ans (2024-2026) au LEMAR, il étudie plus particulièrement les transformations de la saisonnalité du plancton en Atlantique Nord-Est depuis 1958, en s’appuyant sur une méthode statistique qu’il a développée pour mieux prendre en compte la saisonnalité dans des données multidimensionnelles.
Encadré par Olivier Gauthier (MCF, UBO), son projet s’inscrit dans le thème 4 d’ISblue « L’océan vivant et services écosystémiques », en lien également avec le thème 1 « Régulation du climat par l’océan ».
Grâce à mes contacts au laboratoire — le réseau, ça compte !
Plutôt classique, mais efficace :
Après une Licence à Nantes et un Master à Marseille, j’ai réalisé ma thèse à Brest au LEMAR sur l’écologie trophique de méduses photosymbiotiques. Par la suite, je suis parti en postdoc à la Marine Biological Association (MBA), et plus précisément au sein de la Continuous Plankton Recorder (CPR) survey à Plymouth au Royaume Uni où je me suis formé à l’écologie des communautés et l’écologie numérique et ai évolué vers mes thématiques de recherche actuelles. Je suis aujourd’hui, de retour à Brest pour une nouvelle aventure de Postdoc !
Depuis longtemps, je suis attiré par la mer, son imaginaire, l’exploration…
Et le plancton en particulier : ces “petits monstres” invisibles m’ont toujours fasciné !
Du R, de la rédaction… puis encore du R, et encore de la rédaction !
Aujourd’hui, je fais surtout :
Plus de terrain ni de labo. Heureusement que d’autres collectent les données ! Et parfois, j’essaie d’expliquer mon travail à mes collègues… sans trop les perdre en route.
J’ai eu la chance de partir échantillonner en mer de Norvège pendant 3 semaines sur un vieux gréement de 1914 : le Lun II. Une expérience hors du temps… et une vraie aventure !
Cliquez ici pour en savoir plus sur cette campagne en mer
C’est difficile à dire. Probablement prédire les dynamiques de la biodiversité.
On y arrive sur certains aspects, à certaines échelles… mais globalement, ça reste extrêmement complexe.
Dernièrement, c’est sans doute la méthode statistique que j’ai développée : l’Analyse de Trajectoires Ecologiques Cycliques (CETA). Il y a un package R associé disponible pour faciliter son utilisation par d’autres utilisateurs. Je pense que ça pourrait être utile à un grand nombre de chercheurs puisque la description de la saisonnalité dans des données complexes est un vrai casse-tête.
Mon précédent postdoc a été compliqué mais avec le recul, c’est aussi lui qui m’a mis sur la voie qui m’a mené jusqu’ici.
Continuer dans la recherche et me stabiliser — donc passer des concours.
Bonne nouvelle : j’ai déjà décroché un nouveau postdoc de 2 ans (hors ISblue), qui me permettra de poursuivre mes travaux !
Les arts martiaux historiques européens (BAGAAAARE!), même si j’ai été assez peu assidu dernièrement…